L’Enseignement Supérieur en mutation…

L’Université aujourd’hui

L’enseignement supérieur est en pleine mutation et doit :

  • Assumer la massification de l’accès aux études supérieures (aujourd’hui, l’enseignement supérieur compte 50% d’étudiants de plus qu’en 1985)
  • Faire face à la diversité des publics et de leurs attentes
  • Réduire l’échec des étudiants en difficulté
  • Donner aux étudiants à fort potentiel la possibilité de le développer
  • Ouvrir les dispositifs d’enseignement aux publics en formation tout au long de la vie

Les publics étudiants changent, deviennent de plus en plus hétérogènes et suivent des parcours différents : formation initiale, formation en apprentissage, formation tout au long de la vie (FTLV).

De plus, les attentes et leurs pratiques sociales des étudiants ont changé : ils n’ont plus le même rapport au savoir et l’université n’a d’ailleurs plus le monopôle du savoir car internet rend aujourd’hui possible un « apprentissage tous azimuts » (Bertrand, 2014).

Les Grands Objectifs d’Europe 2020

L’enseignement supérieur français est engagé dans le Processus de Bologne dont la poursuite a été annoncée jusqu’en 2020 par la conférence de Louvain de 2009.

L’Europe s’est fixé comme objectifs pour l’enseignement supérieur d’ici 2020 :

  • 40 % de diplômés parmi les habitants de l’Union européenne âgés de 30 à 34 ans (35,8 % en 2012)
  • 15 % des adultes en formation tout au long de la vie (5,7 % en France en 2011)

La France vise quant à elle 50 % de diplômés parmi les 30-34 ans d’ici 2020 (43,6 % en 2012).

Nécessaire transformation pédagogique

Afin de s’adapter au problème de massification des étudiants et à l’évolution de leurs attentes et de leurs pratiques, il est indispensable de faire évoluer l’approche pédagogique des formations dispensées dans l’enseignement supérieur, notamment en s’appuyant sur la recherche dans ce domaine.

La Pédagogie Universitaire Numérique est au cœur de nombreuses études sur le plan international et depuis peu en France. Le numérique pourrait être un vecteur de réflexion mais aussi un moyen pour mener à bien les nouveaux défis de l’enseignement supérieur.

Parmi les propositions, issues d’expérimentations et de la recherche, on peut noter :

  • Proposer des cursus de formation plus flexibles dans le temps et dans leur organisation
  • Traiter de façon différenciée les publics hétérogènes
  • Développer des dispositifs de formation centrés sur l’étudiant et sur les résultats d’apprentissage plutôt que sur les contenus (ie développer des compétences plutôt qu’une accumulation de connaissances)
  • Responsabiliser l’étudiant et le rendre acteur de son apprentissage, l’enseignant devenant davantage un médiateur qu’un instructeur
  • Construire de nouvelles pratiques d’enseignement et d’apprentissage
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